19/01/2018

L'école sanctuaire républicain

À la suite au débat qui s'est tenu au Conseil municipal de la Ville de Genève ce mercredi 17 janvier, je vous livre quelques réflexions sur l'école, le plus sacré des sanctuaires républicains.

sanctuariserphoto.jpgSurfant sur la vague « baba-cool » des années ‘70’ et ‘80’, les cours de récré des écoles communales se sont ouvertes. Sous l’impulsion du Conseiller administratif de la Ville de Genève, Guy-Olivier Segond, adieu les barrières, bonjour les tables et bancs ! Les préaux se sont ainsi mués en espaces de rencontres ouverts à toutes et tous, en forums modernes. Ils ont alors permis aux diverses populations des quartiers urbains de retrouver une convivialité perdue... Mais ça, c’était hier…

fêtards en goguette

Doucement mais inexorablement, la situation s’est dégradée. Aujourd’hui, les forums hier conviviaux sont devenus dépotoirs de détritus, de bouteilles cassées ou de mégots. Ils sont trop souvent souillés des déjections de fêtards en goguette quand ils ne sont pas squattés par quelques dealers. À tel point que profs, parents et habitants hésitent désormais à laisser des enfants jouer dans des cours de récréation dont l’état de propreté et d’hygiène est devenu inacceptable.

une situation qui ne cesse d’empirer

Au Conseil municipal genevois, voilà des années que différents partis tirent la sonnette d’alarme en déposant motions sur motions. Rien ne change ! Les caméras de surveillance installées dans le préau de l’école Pâquis-Centre n’auront vécu que quelques jours après leur pose. Autant dire que caméras, médiateurs de rue, patrouilles de policiers municipaux, nettoyages renforcés n’ont aucun effet sur une situation qui ne cesse d’empirer.

sanctuariserphoto2.jpgl'école est un lieu sacré

Dans une République moderne, l’école doit être et doit rester un lieu sacré. C’est là que se construisent nos enfants. Ils n’y acquièrent pas seulement des savoirs, ils y développent aussi leur libre-arbitre, leur capacité de vivre avec d’autres. C’est là qu’ils forgent leur futur et renforcent leur indispensable autonomie. Face au danger, il faut restituer aujourd’hui à l’école sa fonction première. Il ne sert à rien de s’entêter à faire cohabiter dans les locaux scolaires des activités et des populations aux intérêts contradictoires et qui n’ont rien à y faire. L’esprit libertaire, le « flower power » des années ‘70’ et ‘80’ est mort et bien mort. On peut le regretter mais, la nostalgie ne doit pas nous faire oublier nos responsabilités.

la lubie dépassée d’une convivialité disparue

On ne peut pas sacrifier l’espace scolaire à la lubie dépassée d’une convivialité depuis longtemps disparue. On ne peut pas laisser l’école étouffer sous l’occupation abusive de son espace vital par des groupes et des activités qui nuisent au développement de nos enfants. Nous sommes arrivés à un stade où il nous faut questionner notre modèle de développement urbain. Une cour de récré n’est pas une place publique. La surexploitation et la densification outrancière de l’espace vital conduit tout droit au conflit.

IMG_2918.jpgSanctuariser l’école et rendre à sa mission sacrée l’usage exclusif de ses locaux et de ses préaux est une mesure urgente et indispensable.

Pierre Gauthier

 

07/01/2018

Ethique en toc...

Islamisme, finies la complaisance et la collaboration ! 

La rubrique « l’invité » de la Tribune de Genève à récemment donné la parole à un professeur genevois s’offusquant d’une prétendue interdiction du burkini dans les piscines genevoises. Permettez-moi tout d’abord de trouver particulièrement piquant d’entendre cette personne faire la morale alors qu’elle a été convaincue de plagiat par l’université en 2001[1]… Mais, les théologiens genevois lui ayant accordé le droit à l’oubli, passons…

Adepte du « j’l’ai pas lu, j’l’ai pas vu mais, j’en ai entendu causer », ce professeur n’a visiblement pas compris le sens du débat du Conseil municipal qui avait pour seul et unique objet de refuser un nouveau règlement des piscines municipales proposé par le Conseiller administratif. Le Conseil a donc décidé de revenir au règlement antérieur en vigueur dans les piscines municipales genevoises. Cet ancien règlement, valable depuis des années, n’a fait l’objet d’aucune plainte ou récrimination.

Face à l’éthique étique, faire œuvre de pédagogie et surtout de patience...

Sans discrimination ni privilège

Premièrement, l’autorité politique se doit de tout mettre en œuvre pour maintenir la paix civile entre ses administrés qui doivent être traités sans discriminations et sans privilèges. Ainsi, réglementer l’usage des installations sportives de la Ville de Genève afin d’éviter l’émergence de tensions entre usagers répond à cet impératif. Par ailleurs, n’en déplaise à notre éthicien d’occasion, une piscine n’est pas un lieu de culte, des manifestations cultuelles quelles qu’elles soient ne peuvent y être admises. Qu’un prêtre ne puisse dire la messe ou se baigner en soutane ou qu’un Sikh doive retirer son Kirpan (poignard rituel) avant d’entrer dans un bassin de natation municipal n’a rien de liberticide, bien au contraire.

Burkini, étendard sexiste, obscurantiste et misogyne de l'islam politique

Deuxièmement, il ne sert à rien de faire de l’angélisme sous le couvert d’un juridisme spécieux comme le fait ce professeur. Il est, de plus, bien mal inspiré d’arguer des droits de l’Homme en ces jours douloureux de commémoration des attentats islamistes qui ont ensanglanté notre voisine, la France.

Le voile islamiste et ses avatars burqâ, hidjab, niqab, burkini, etc. est un étendard, un emblème et un symbole brandi par les idéologues de l’islam politique et par les tenants d'une lecture littéraliste des textes coraniques. Cette idéologie violente, "régressiste", intégriste, homophobe, antisémite, sexiste, misogyne, antirépublicaine, communautariste, obscurantiste, discriminatoire et liberticide est à la base des mouvements terroristes (Al Qaeda, Daesh, Frères musulmans, etc.) dont les premières et les plus nombreuses victimes sont - il faut le rappeler sans cesse - musulmanes. Refuser de voir cette évidence, comme le font, consciemment ou non, les complices de l’islam politique est au mieux une forme d’aveuglement, au pire, une forme de collaboration avec ce fascisme de la pire espèce. Ainsi, interdire le port ostentatoire d’un étendard justifiant le terrorisme - comme l’est entre autres le burkini - est une mesure de prophylaxie politique indispensable au maintien de l’ordre public et à la sauvegarde des droits fondamentaux des femmes. On ne peut lutter contre l'esclavage en autorisant la servitude, fût-elle volontaire.

Pas de collaboration avec l'hydre islamiste

Troisièmement, il est indispensable de rappeler aux chantres de la collaboration avec l’hydre islamiste que seules les femmes sont l’objet de cette dictature vestimentaire et comportementale et que ces accoutrements poursuivent deux objectifs distincts mais inséparables. Primo banaliser publiquement la prétendue infériorité de la femme par rapport aux hommes. Secundo, une fois la banalisation admise, forcer toutes les autres femmes à être réduites au rang de personnes mineures dont le corps n’est qu’un objet sexuel qu’il importe de cacher honteusement. Ainsi réduites en esclavage, le femmes qui ne se soumettraient pas seraient alors légitimement violées par leurs mentors. Drôle d’éthique non ?

Munichois contemporains

Le jour où, seuls les hommes seront obligés par les femmes de cacher leur corps, je me réjouis de lire la réaction de ce professeur et de tous ces complices du nouveau fascisme islamiste. Ces « Munichois » contemporains ne manqueront pas de crier au scandale liberticide…

En attendant, pour conclure en paraphrasant l’éthicien à l’éthique étique, je le proclame haut et fort : "islamisme, c’en est fini de la complaisance et de la collaboration !"

 

[1] https://www.lecourrier.ch/un_cas_de_plagiat_met_le_feu_a_...

https://www.letemps.ch/societe/2001/12/06/faculte-theolog...

https://www.lecourrier.ch/la_fac_de_theologie_tire_un_tra...

 

l'illustration est tirée du site Babelio: https://www.babelio.com/liste/845/Ne-rien-voir-ne-rien-entendre-ne-rien-dire-cest-p

 

10/06/2017

Mise au poing

 

vs02.jpg

Depuis plusieurs mois, le label Ensemble à Gauche a été détourné par une seule des sept composantes qui formaient initialement cette coalition. Cette mouvance d'obédience trotskiste en proie à une implacable dérive s’est désormais alliée à l’extrême-droite populiste tant au Grand Conseil qu’au Conseil municipal genevois. Il n’était donc pas envisageable de laisser ce seul groupe, aux orientations et aux méthodes suspectes, trahir les électrices et les électeurs qui ont voté pour une coalition de sept composantes.

label déposé

Le label Ensemble à Gauche a donc été déposé auprès de l’Institut Suisse de la propriété intellectuelle afin de protéger ses électrices et ses électeurs de ceux qui les ont trahis. Soutien complice à un député séditieux, empêchement d’élues et d’élus indépendants d’effectuer leur mandat de Député ou de Conseiller municipal, agressions verbales, mise en circulation de fausses rumeurs, manipulation de la presse, détournement de jetons de présence, indulgence envers des factions ou des régimes criminels, scandales et provocations à répétition... la liste des manquements démocratiques est longue, trop longue.

petits bourgeois agressifs et mal élevés

Une poignée d’activistes au comportement de petits bourgeois agressifs et mal élevés ne peut plus représenter les habitantes ou les habitants de Genève qui se trouvent aujourd’hui face à des difficultés sociales majeures. Ces « gôchistes » enfermés dans leur prison dogmatique ne sont finalement que l’expression de la maladie sénile d'un communisme moribond. Or, la population genevoise mérite mieux. C’est pour cela qu’avec des forces vives, indépendantes des carcans idéologiques dépassés, le Parti Radical de Gauche - Genève et la Gauche ont lancé « La liste pour Genève ». Des élues et des élus expérimentés y côtoient de simples citoyennes et citoyens nouveaux venus en politique. Leur ambition commune est d’œuvrer au bien public et non de collecter des prébendes ou de spolier des collègues.

mettre à jour nos modes de vie

Le XXIème siècle est déjà bien entamé et il faut d’urgence mettre à jour nos modes de vie et renforcer notre modèle social. Transition écologique, évolution du rapport au travail, libertés individuelles, partage équitable des richesses, utilisation rationnelle des ressources et revitalisation des institutions républicaines, nous devrons nous appuyer localement sur des valeurs sûres encore inexploitées afin de relever ces défis. En protégeant un nom, il ne s’agissait pas seulement de démasquer l’imposture de ceux qui se sont emparés abusivement d’un label politique et qui l’ont vidé de son sens, il s’agit, avec « La liste pour Genève », de reprendre confiance en nous et en notre avenir.

Pierre Gauthier