26/09/2012

Débusquons les menteurs.

Un mensonge récurrent circule chez les partisans du Oui ultralibéral au projet de constitution. Ils affirment que l'article 9 du projet nouveau signifie la même chose que l'article 174A de l'actuelle constitution.

Mensonge!!!

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Explication de texte et pédagogie...

L'article 9 du nouveau projet dit:
"L’État agit au service de la collectivité en complément de l'initiative privée..."

La Constitution actuelle dit en son article 174A:
"La gestion de L’État doit être économe et efficace; elle respecte le principe de subsidiarité, notamment à l’égard des communes et des particuliers."

Prétendre que ces deux articles signifient la même chose est un mensonge sournoisement répandu par le lobby du Oui au projet. Il n'a d'autre but que de tromper et de troubler les électeurs. Ces deux articles signifient en effet deux choses totalement différentes, et même antinomiques.

Le principe de subsidiarité

"En politique, le principe de subsidiarité est le principe selon lequel une responsabilité doit être prise par le plus petit niveau d'autorité publique compétent pour résoudre le problème. C'est donc, pour l'action publique, la recherche du niveau le plus pertinent et le plus proche des citoyens. Il conduit à ne pas faire à un échelon plus élevé ce qui peut être fait avec la même efficacité à un échelon plus bas." (source "Toupictionnaire" : le dictionnaire de politique)


Nul besoin de longues explications pour comprendre que la Constitution actuelle recommande aux autorités d'agir au niveau le plus pertinent... Ce qui peut être fait au niveau communal (par exemple) n'a pas besoin d'être entrepris au niveau cantonal. C'est tout simple.

Un mensonge éhonté

Le nouveau projet, au contraire, réduit l'action de l'état à un simple complément de l'initiative privée. C'est donc à l'évidence un mensonge éhonté que de prétendre à l'équivalence des deux textes!

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Le nouveau projet n'est qu'un piège monstrueux tendu aux citoyennes et aux citoyens par les partisans de la contre révolution ultralibérale. Bien que ce système dévastateur soit partout en faillite, il continue de ruiner les plus humbles et de se nourrir des privatisations et des destructions du fragile édifice social, édifié pierre à pierre, par les luttes du peuple.

Dictature du privé? Non merci!

Appliquer le principe de subsidiarité, choisir pour agir l'instance étatique la mieux à même de répondre au problème ne pose aucun problème à personne. La soumission de l'action publique à la dictature d'un secteur privé dominé par des rapaces, voilà le vrai problème!

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Résolument, sans états d'âme, il faut donc refuser ce projet trompeur et rétrograde, il faut voter NON à ce projet le 14 octobre prochain.


Pierre Gauthier, Constituant AVIVO et ancien président de la commission des droits politiques de l'Assemblée constituante.

Commentaires

Bien d'accord, cher Pierre,

Et cet argument est d'autant plus faux que le principe de subsidiarité est maintenu dans l'art. 133, al. 1 :" La répartition des tâches est régie par les principes de proximité, de subsidiarité, de transparence et d'efficacité."

(voir aussi l'al. 2, qui détruit l'autonomie des communes, déjà très restreinte, mais c'est une autre question).

Si le principe de subsidiarité est maintenu, pourquoi ajouter un principe de complémentarité dont personne n'a besoin ? Et pourquoi dire, pur mensonge, que cela vient remplacer le principe de subsidiarité ?

Sont fous. Fazy reviens.

Écrit par : yves SCHELLER | 06/10/2012

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