07/05/2013

Jusqu’où iront-ils ?

Le Conseil municipal genevois deviendrait-il un endroit dangereux ? Hier 6 mai, en séance extraordinaire, un élu, membre PLR du bureau, n’a en effet pas hésité à violemment m’agresser physiquement et verbalement en cours de séance. Sans conséquence pour mon intégrité physique mais, il s'en sera fallu de peu.

 

Il y a quinze jours, une autre collègue PLR m’insultait me traitant de terroriste et de négationniste (voir ma note précédente). Aujourd’hui, passant de la violence verbale à la violence physique, un grave dérapage de plus démontre qu'à Genève, les prétendus libéraux ne valent pas mieux que les voyous qu’ils prétendent combattre à grand renfort de slogans creux et de vidéosurveillance aussi chère qu'inefficace.

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Les agressions se multiplient au sein du Conseil municipal et les élus d’extrême droite ne sont plus les seuls à se comporter avec violence. La contagion touche le PLR dont les membres n’hésitent désormais plus à montrer publiquement la vraie nature de ce parti: une faction qui entend imposer sa loi et son idéologie par tous les moyens, y compris par la force, l'intimidation, le mensonge, l'insulte et la terreur.

 

Cela serait insignifiant et fort banal si ce comportement de voyou n’était celui d’un élu de la république. Un élu censé donner l’exemple d’une conduite irréprochable aux citoyennes et aux citoyens, notamment aux plus jeunes.

 

Et demain, que se passera-t-il ? Quelle nouvelle étape ces nervis dont les méthodes sont plus proches de celles d’une clique fascisante que de celles d’un parti politique démocratique vont-ils franchir ? Faudra-t-il venir siéger armé, accompagné d’un garde du corps et vêtu d’un gilet pare-balles ? Gageons que, tant que la présidence du Conseil municipal - dont le laxisme coupable conduit à l’impunité - se refusera à faire évacuer ces fauteurs de troubles, ces excès inacceptables se multiplieront jusqu’à ce qu’un accident survienne. Il sera alors trop tard.

 

J’ai quant à moi survécu aux snipers en Ex-Yougoslavie, aux mines antipersonnel en Angola et aux tirs de missiles « Grad » au Nagorny Karabakh, je pense donc que j’arriverai à survivre à ces minables fiers-à-bras dont l’arrogance est inversement proportionnelle à leur quotient intellectuel et à leur sens des responsabilités.

 

 Pierre Gauthier