07/06/2013

Naxoo est à nous !

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Coup de tonnerre dans la médiasphère genevoise : une majorité du Conseil administratif  de la Ville de Genève s’apprête à brader le téléréseau « Naxoo » - dont elle est l’actionnaire majoritaire - à une société américaine Cablecom. Or, Naxoo est aux Genevois ! Dilapider notre patrimoine, sans nous consulter, est inacceptable.

(ce texte a été publié avec des modifications mineures dans la Tribune de Genève du jeudi 6 juin 2013 dans la rubrique "Face à Face" )


 

un peu d'histoire

En septembre 2006, le Conseiller administratif Manuel Tornare présentait au Conseil municipal l’accord qui lie encore aujourd’hui la Ville de Genève et l’entreprise Cablecom en ces termes : « maintien absolu de la majorité de la Ville dans le capital de Naxoo… accès aux services « triple play » (téléphone, TV et Internet) pour 90% des abonnés réalisé par Cablecom dans un délai maximum de 18 mois… pénalités de plus d’un million en cas de retard des travaux… » Sept ans plus tard, le triple play n’est toujours pas installé et aucune pénalité n’a été infligée à Cablecom alors qu’il n’a pas rempli ses obligations ! Ce manquement serait à lui seul une raison suffisante pour casser le contrat Ville – Cablecom. Au contraire, le Conseil administratif, à majorité socialiste et verte, propose de récompenser le partenaire fautif et s’apprête en plus à spolier la population à qui, finalement, appartient ce téléréseau, apprécié de tous ses abonnés.

 

démantèlement des emplois et destruction de l'outil

Derrière ce bradage insensé, c’est aussi l’avenir de plus de nonante collaboratrices et collaborateurs qui est sévèrement compromis. Le projet de vente prévoit un licenciement annuel de 10% du total des collaborateurs de Naxoo. Or, en mai 2012, le Conseil municipal, par 65 voix contre 6, a voté un amendement indiquant  que : « le repreneur s’engage à conserver les employés et les postes de travail sur la place de Genève… (à conserver) la convention collective de travail et la caisse de pension durant au minimum cinq ans. » De qui se moque-t-on quand on sait que la vente éventuelle entraînera le démantèlement des emplois et la destruction de l’outil technique ? On est en droit de douter du « socialisme » des promoteurs de cette idée inspirée par la dogmatique ultralibérale, cette pensée unique, mortifère, qui précipite nos sociétés dans la précarité, le chômage et la récession.

 

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référendum

Syndicom l’a annoncé, si la Ville liquide cette entreprise et sacrifie ses employés, un référendum sera lancé. Ensemble à Gauche s’y joindra ainsi que toutes et tous les habitants de la Ville qui refusent cette dérive ultralibérale. Face à la gangrène de la crise, il est indispensable de conserver un maximum d’atouts économiques en mains publiques. Télégenève en est un, majeur.

Commentaires

C'est bien joli tout ca...sauver des emplois,certes...mais les erreures du passé sont irréparables...Naxoo "aurait" déjà perdu 10'000 abonnés face à swisscom TV...et la ville est partenaire avec les SIG/SWISSCOM TV avec la fibre optique sur GENEVE...donc le doublon de même service au final est totalement inutile...surtout si c'est pour que cela soit nos impots qui boucherons les trous de Naxoo tôt ou tard....les employés de Naxoo devrait peut-être dire à la ville ...d'être engagé au SIG pour travailler sur la fibre....cela serait une bonne option,car l'actionnaire majoritaire actuel de Naxoo joue sur les 2 cotés!,laissons câblecom gérer cette concurence sur le plan Suisse....et il y a d'autres concurent qui se profile...le SAT...la TNT hertzienne...et c'est pas fini...

Écrit par : zorglub | 07/06/2013

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