26/11/2013

La loi... hors la loi !

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Depuis 1875, la République et canton de Genève interdit « toute célébration de culte, procession ou cérémonie religieuse sur la voie publique. »  La loi C4 10, bien que révisée en 2007, n’a pas été modifiée quant au fond. Elle ajoute que « le port de tout costume ecclésiastique ou appartenant à un ordre religieux est interdit sur la voie publique à toute personne ayant un domicile ou une résidence dans le canton. »

voir: http://www.geneve.ch/LEGISLATION/rsg/f/s/rsg_C4_10.html

 

Or, malgré la limpidité et la concision de ce texte, les autorités communales de la Ville de Genève persistent à refuser de l’appliquer et de le faire respecter. Depuis peu, chaque année en effet, une des places principales de la Ville, la place du Molard est mise à disposition de la communauté religieuse juive de Genève pour qu’elle y célèbre le culte de Hannouka.


 

 

le miracle de la fiole sacrée

Ce rite cultuel rappelle la victoire du peuple juif sur l’occupant à l'époque du deuxième temple et le retour à la pratique de la religion. Le rite de Hannouka rappelle donc le « miracle » qui a fait que l’huile sacrée d’une minuscule fiole - en quantité tout juste suffisante pour quelques heures d’allumage du candélabre - a pu éclairer le temple durant les huit jours qui ont suivi.

 

Lors du rite, plusieurs prières accompagnent l’allumage des huit lumières (une par journée du miracle) qui entourent la lumière originelle placée au centre du candélabre à neuf branches. Il s’agit donc, sans conteste possible d’une cérémonie religieuse. 

 

On trouvera plus d’information sur cette cérémonie par le lien suivant : http://www.terredisrael.com/Hanoucca.php

 

réaction hystérique des anti-laïques

Cette cérémonie religieuse se déroule sur la voie publique. Sans équivoque possible, elle tombe sous le coup de l’interdiction formelle édictée par la loi citée plus haut. Afin d’exiger que la loi soit respectée par toutes et tous, sans discrimination et sans privilège, j’ai écrit au Conseiller administratif de la Ville de Genève en charge de la sécurité du domaine public en ce sens.

 

La réaction hystérique des anti-laïques, ennemis jurés de la République, ne s’est pas faite attendre... En quelques heures, mon score de points « Godwin » a dû flirter avec des sommets dignes du « Guiness book of records ». Ici traité d’Ayatollah par quelque plumitif de carnaval, là taxé d’antisémite par le ban et l’arrière-ban des clergés réunis en un œcuménisme surprenant, là encore, voué aux flammes d’un enfer vengeur et rédempteur. Je ne m’attendais pas à ce que ma demande déclenche une telle vague d’opprobre dans les cerveaux anémiés de cette horde de minus habens en mal de bûchers…

 

adieu les Encyclopédistes !

Qu’on se le dise donc urbi et orbi, bonnes et braves gens de Genève : l’inconsistance de nos édiles a mis la loi hors la loi. Adieu les Encyclopédistes ! Vos Lumières magnifiques n’ont plus droit de cité ici bas. Elles sont supplantées par de bien pâles chandelles, celles qui précèdent les supplices et les autodafés.

 

Ce ne sont plus Rousseau, Voltaire, Diderot ou d’Alembert, c’est le communautarisme, obtus et rétrograde, qui nous entraîne désormais… vers les ténèbres.

 

 

 

Pierre Gauthier

 

Commentaires

Post lucem tenebrae

Écrit par : Johann | 27/11/2013

Cette fête juive est sans danger contrairement aux prières de rues, indiquant à une certaine communauté -en -conquête, que l'espace lui appartient définitivement.

Écrit par : Pierre NOËL | 02/12/2013

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