21/05/2014

On ne change pas une équipe qui perd!

Ce que j'adore (!!!) avec la majorité des politiciens (et ciennes!) municipaux genevois c'est qu'ils n'ont aucun sens du ridicule. Encore moins celui de l'honneur. Absolument pas celui de la logique. Et, je vous en prie, ne parlons pas de cohérence car, pour cette majorité, c'est un gros mot.

Conseil d'administration

Depuis 2006, l'entreprise 022 Télégenève / Naxoo est dirigée par un Conseil d'administration composé de cinq représentants de l'actionnaire privé UPC et de six représentants de la Ville de Genève. Quatre sont élus par le Conseil municipal, deux sont nommés par le Conseil administratif.

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Incapables

Depuis des lustres, les représentants de la Ville se sont montrés totalement incapables d'imaginer autre chose que de se débarrasser au plus vite des 51% d'actions au profit de l'entreprise américaine UPC. Incapables de penser, de créer, de concevoir autre chose que de suivre pas à pas le bréviaire ultralibéral qui recommande de privatiser tout ce qui peut l'être... Y compris le service public dont, à l'évidence, le réseau câblé 022 Télégenève fait partie.

Avec les syndicats concernés, Ensemble à Gauche (EàG) a été le seul parti à s'opposer au bradage à vil prix du téléréseau(1) qui fait partie de notre patrimoine public. Le 9 février dernier, un référendum populaire confirmait le bien-fondé des vues d'Ensemble à Gauche et des syndicats. Naxoo était sauvée... Du moins le croyait-on.

Le peuple? On s'en fout!

Fort du soutien populaire incontestable, EàG a donc proposé de renouveler les représentants de la Ville au Conseil d'administration pour faire repartir l'entreprise sur des bases saines. Mais, accrochés à leurs sièges comme des moules à leur bouchot, trois représentants de la Ville sur six ont refusé d'admettre qu'ils avaient été désavoués par le peuple. Trois ont admis la défaite de leurs idées ultralibérales et ont choisi la démission.

Hier soir, au Conseil municipal genevois, EàG a donc présenté trois candidats pour remplacer les sortants et pour insufler à Naxoo l'énergie, le courage et la motivation qui lui ont tant fait défaut jusqu'ici. C'était sans compter avec les basses intrigues et l'appât du gain. À la suite de peu reluisantes manœuvres en coulisses, ceux qui ont été les fossoyeurs de 022 Télégenève se sont arrangés pour placer leurs poulains aux sièges vacants du Conseil d'administration et pour refuser par là même de souscrire à une feuille de route destinée à sauver l'entreprise et ses employés.

République bananière

Il est donc scandaleux de constater que les six partis (MCG, UDC, PLR, PDC, Verts et PS) qui ont juré la mort de Naxoo se retrouvent aujourd'hui à en truster les juteuses places au Conseil d'administration.

On ne le dira jamais assez, Genève est vraiment devenue une république bananière.

Pierre Gauthier

(1) Proposé à la vente à 57 millions de CHF, la part de la Ville a été estimée par des experts indépendants à un prix oscillant entre 85 et 90 millions de CHF.

Commentaires

Une république bananière à coup sûr Monsieur Gauthier. Mais la lutte doit continuer inlassablement contre ce fléau, tous partis confondus sauf...

Écrit par : jacques joray | 21/05/2014

il ne reste que quelques derniers citoyens suisses, minoritaires à Genève, et en souffrance face à un ensemble de xénophobie et autres exclusions, dont mon fils étudiant en HES - on est désespérés. J'ai du m'expatrier sous le statut de "frontalier suisse" pour cause de logement de parent isolé, et flanquer ce statut de frontalier à mon fils.
Me reste que l'expatriation de nos biens dans une autre émisphèredu globe! trop mare d'avoir du tout payer 2 fois de part & d'autre (CH/F) et devoir faire peser un max d'impôts à ne plus pouvoir vivre juste pour financer une improbable insertion de quelques uns des 180'000/an des magrhébins de France agglutinés au black à Genève.

Grâce à des élus comme Longchamp & amis clients permettant de perpétuer tous contrats au bénéf français, Ratp, archis Nouvel pour le Ceva inclus etc, Genève est devenue une banlieue française dont la majorité des habitants s'est agglutinée autour du clientélisme, clandés compris, sans éducation ni capacité de travailler mais à charge.

On ne change pas une équipe qui perd? certes. mais y a-t-il encore une équipe suisse à Genève?

Écrit par : pierre à feu | 22/05/2014

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