31/12/2015

Non je ne signerai pas la lettre anti-Medeiros

o-CHAPUZA-RESTAURACIN-CUADRO-ZARAGOZA-570.jpgJe résume pour celles et ceux qui n'auraient pas tout suivi:

1/ L'actuel président du Conseil municipal, Carlos Medeiros, a écrit des énormités sur le réseau FaceBook à la suite de la manifestation nocturne de petits nervis fascistes qui ont saccagé certains bâtiments du Centre-Ville genevois.

2/ Ledit Carlos Medeiros a traité un élu municipal socialiste - qui n'est également jamais en mal de provocation sémantique - de "trou du cul".

3/ L'élu socialiste, mécontent d'être ainsi traité, propose aux autres élus de cosigner un courrier par lui rédigé et adressé au Conseil d'Etat afin de mettre le vilain président au coin avec un bonnet d'âne et de lui faire copier cent fois "je dois être gentil avec mes petits camarades et ne plus les traiter de trou du cul"...

4/ Le courrier - faisant fonction d'appât pour journaliste en mal de copie durant la trêve des confiseurs - est publié dans la presse local genevoise.

Non, nous ne sommes pas dans une cour de récréation d'enfants de 8 ans! Vous faites erreur: nous sommes dans un parlement communal genevois élu pour 5 ans au suffrage universel... Ça fait peur hein? Oui, ça fait peur!

3377-1770-3729-1-showcase_super.jpgPetit rappel pour celles et ceux qui auraient manqué le début:

1/ FaceBook est un lieu où la parole (l'écrit en fait) est très largement désinhibée. Chacun semble en effet s'y lâcher plus ou moins souvent pour exprimer sa frustration, sa rage, ses états d'âme, ses goûts ou d'autres "ressentis autoscopiques" qu'il vaut certainement mieux faire exploser que garder par devers soi... En d'autres termes, à côté de son rôle de maintien de liens sociaux distendus par le temps ou l'éloignement, FaceBook est un outil cathartique voire un "objet transitionnel" aussi utile et indispensable à certains que l'est un doudou d'enfant.

Nul besoin de s'offrir un ulcère à l'estomac quand FaceBook offre une telle possibilité défoulatoire n'est-ce pas?

2/ Que Carlos Medeiros ait franchi les limites du bon goût et de la correction en appelant à "prendre les armes" ou en traitant son collègue pompier pyromane de "trou du cul", c'est une évidence.

3/ Que l'élu qui s'est senti insulté ait sauté sur cette occasion, inespérée, de "faire parler de lui dans les médias", c'est une autre évidence.

4/ Que la majorité écrasante de la population genevoise n'ait strictement rien à faire de ces rodomontades de sales gosses capricieux, mal élevés et visiblement en mal de reconnaissance, c'est une évidence également...

9782226013675.jpgConclusion:

Je ne signerai pas la lettre "anti Medeiros" car je n'ai rien à faire de ces gamineries qui ridiculisent la fonction d'élu.

Je conseille enfin, amicalement, à ces deux élus:

1/ de consulter afin qu'ils puissent résoudre leurs problèmes existentiels avec l'aide de professionnels sans qu'ils n'éprouvent l'impérieux besoin de polluer la place publique de leurs querelles enfantines et vaniteuses;

2/ de consacrer leur énergie à leur mandat plus qu'à leurs égos surdimensionnés afin de ne pas décevoir les trop rares citoyennes et citoyens qui les ont élus en croyant naïvement que la politique "ça sert à quelque chose."

Bonne ânée!!! PG

13/12/2015

Protégez-moi de mes amis...

Une remarque comme ça, rapide, en passant. Une pensée entre deux sessions budgétaires du Conseil municipal de la Ville de Genève. Un constat dû au désarroi affiché par le Conseiller administratif Sami Kanaan, incrédule victime des attaques meurtrières d'une droite recomposée... Une pensée pour cette phrase que l'on prononce souvent sans savoir d'ailleurs qui l'a vraiment prononcée et dans quelles circonstances... 

"Protégez-moi de mes amis, mes ennemis je m'en charge..."

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Après s'être courbé servilement devant ses "amis", des grands bourgeois fats et nantis qui veulent s'approprier le Musée d'Art et d'Histoire qu'ils considèrent comme leur appartenant.

Après avoir encensé urbi et orbi son "ami" le vrai-faux mécène dont la fortune s'est construite au cœur des régimes africains les plus violents et les plus corrompus. Un aventurier talentueux et carnassier enrichi par l'appropriation de terres agricoles qui nourrissaient hier des milliers de paysans aujourd'hui spoliés et réduits à la famine.

Après avoir plastronné de cocktails en conférences, entouré de ses "amis" de la droite bling-bling et de l'extrême-droite inculte afin d'abuser la population par une communication faite d’esbroufe mensongère.

Après avoir cédé à l'insistance de ses "amis" pour tenter de faire croire que les 140 millions engloutis dans le saccage du plus beau joyau architectural de la Ville de Genève, l’œuvre de Marc Camoletti, sont indispensables à la sauvegarde du bâtiment...

Après avoir menti... après s'être compromis avec la droite et l'extrême-droite... après avoir refusé obstinément de se rendre à l'évidence que le Musée d'Art et d'Histoire ne sera jamais vendu à des vandales, à des m'as-tu-vu et à des iconoclastes... 

Après avoir donné à ses "amis" tous les gages de sa servilité, tous les gages du reniement de ses "valeurs de gauche"...

Après tant de courbettes, tant de soumission, tant de léchage de bottes...

Après... après... voici que Monsieur Kanaan est poignardé dans le dos. Le voici trahi par ceux-là mêmes dont il croyait naïvement que ses bassesses avaient acheté la protection...

Voici que ses nouveaux maîtres lui coupent son budget culturel - emblème de son micro pouvoir - et lui infligent un camouflet public, sonore et douloureux.

Ah que la servilité est maudite! Ah que la trahison est amère...

Réveillez-vous Monsieur le Conseiller administratif et retrouvez vos esprits! Vos "amis" n'en sont pas. Ils vous ont utilisé, ils vous ont trahi, ils vous ont humilié... Avec vous, ils ont humilié toute ce que Genève compte d'artistes, de créateurs et d'acteurs culturels. Plus que votre département, plus que votre budget, c'est toute la culture genevoise qu'ils ont amputé.

Vos "amis" PS, PDC, PLR et MCG n'en sont pas... Ils vous ont flatté, manipulé, roulé dans la farine et maintenant ils vous laissent tomber car ils n'ont plus besoin de vous.

"Monsieur, apprenez que tout flatteur vit au dépens de celui qui l'écoute: cette leçon vaut bien un fromage sans doute." (Jean de La Fontaine)

À Genève, un dimanche soir de décembre 2015

22:18 Publié dans Genève, Humeur | Lien permanent | Commentaires (0)