04/09/2016

Ensemble à Gauche au bord de la rupture

TintinBulles.jpgLa mouvance « solidaritéS » et le « Parti du Travail » (PdT), deux composantes de la coalition Ensemble à Gauche (EàG), ont entrepris de violer gravement les droits politiques de deux élus sous ce label, Stéphane Guex-Pierre et moi-même, en tentant de les exclure des commissions parlementaires municipales dont ils sont membres titulaires. Cette manœuvre prend prétexte de la scission du groupement intitulé « Défense des aînés, des locataires et du social » (DAL) en deux entités distinctes. L’une souhaite poursuivre son action de nature associative, l’autre, le Parti Radical de Gauche, s’est constituée en parti afin de proposer à la population genevoise une politique en phase avec les réalités contemporaines et fidèle aux valeurs fondamentales, laïques, sociales et républicaines, de la gauche.

label à géométrie variable

Il nous faut rappeler qu’EàG n’est qu’un label à géométrie variable. Groupement sans structure ni statuts particuliers, EàG est une société simple régie par les articles 530 et suivants du Code des Obligations. Il ne peut donc y avoir aucun lien de causalité entre l’appartenance d’un élu d’EàG à une entité non-constitutive d’un groupe parlementaire d’une part et, d’autre part, la qualité de membre dudit groupe. La tentative de solidaritéS et du PdT d’utiliser le prétexte fallacieux de la scission du DAL pour exclure Messieurs Guex-Pierre et Gauthier d’EàG et de les priver leurs droits politiques n’a donc aucune justification.

duplicité idéologique

Sur un plan politique, après l’échec cuisant de la tentative d’exclusion de deux députés EàG au Grand Conseil, l’acharnement manifesté par solidaritéS et le PdT à vouloir spolier Stéphane Guex-Pierre et moi-même de nos droits politiques municipaux démontre leur volonté de faire exploser ce qui n’a jamais été qu’une très fragile alliance électorale. Les désaccords profonds mais anciens, sur la laïcité, la lutte contre le communautarisme ou sur d’autres sujets d’inégale importance ne peuvent à eux seuls expliquer la guérilla lancée par solidaritéS et le PdT contre leurs partenaires d’EàG. Avec l’approche des élections cantonales, nous pensons que solidaritéS et le PdT cherchent simplement à maximiser leurs profits financiers en s’appropriant les jetons de présence dont ils veulent nous priver. Cette logique purement capitaliste démontre la duplicité idéologique des deux organisations félonnes.

rompre avec la politique politicienne

Le Parti Radical de Gauche (PRG) est fermement décidé à rompre avec ces pratiques de « politique politicienne » indignes de groupements qui se comportent comme les pires capitalistes financiers alors qu’ils se réclament de la gauche. Le PRG a été fondé pour attaquer de front les problèmes parfois dramatiques auxquels sont confrontés les plus humbles de nos concitoyens, pas pour se perdre dans des querelles d’appareil qui dégoûtent l’électorat et le jettent dans les bras des démagogues. Le PRG est convaincu que sa dynamique positive incarnée par les personnes qui ne cessent de le rejoindre permettra aux électrices et électeurs les plus précarisés de ce canton de retrouver espoir et confiance. Le PRG entend contribuer à mettre en œuvre une nouvelle « révolution radicale » ancrée dans la réalité contemporaine, démocratique, républicaine et pacifique, dont notre cité a urgemment besoin