04/11/2016

principe de Peter - principe de Rémy

685624_pic_970x641.jpgDécidément, le président du Conseil municipal genevois se distingue chaque session un peu plus. Celui que l’on considérait jusqu’à son élection comme l’éternel « Poulidor du perchoir » - tant ont été nombreuses et infructueuses ses tentatives d’accéder au maillet - nous a donné ce mercredi 2 novembre l’illustration vivante du célèbre « principe de Peter ».


les faits

À la suite d’une de mes interventions en séance plénière du Conseil municipal le mercredi 2 novembre 2016 (voir le texte en fin de ce billet), le président s’est permis de déclarer à mon encontre : « c’est la dernière fois que je tolèrerai une intervention de ce genre Monsieur Gauthier ! » Comme si le président du Conseil municipal, à l’instar du Consistoire de l’époque de Jean Calvin, avait le droit de censurer ou même de commenter les propos politiques tenus dans un parlement… Ivresse du pouvoir, quand tu nous tiens…

quand le sage montre du doigt la lune…

DSC01740_1.JPGDevant cette scandaleuse et abusive tentative de me censurer, j’ai répondu vertement audit président qu’il n’avait pas le droit de limiter la liberté d’expression politique des élus le priant de rester dans son rôle de président. Joignant le geste à la parole, j’ai alors mis ma main sur la bouche signifiant la censure, tout en faisant « mollo, mollo » de la main droite…

Fâché de se faire ainsi remettre justement à l’ordre, le président a osé prétendre que mes gestes étaient une référence à la moustache d’Hitler et au salut nazi de très sinistre mémoire.

… l’imbécile…

Que les choses soient bien claires. L’abyssale stupidité de l’attitude querelleuse de notre « Poulidor du perchoir » est tout sauf innocente. Au cours de l’été, alors que je me reposais lors d’une courte semaine de vacances, ledit président a décidé, seul, arbitrairement et sans aucune raison valable, d’exclure mon collègue Stéphane Guex-Pierre et moi-même du groupe politique auquel nous appartenons. Cette « décision » prise sur la foi d’allégations erronées d’une élue est pour le moins incongrue. Elle a en effet été prise sans aucun respect de la loi sur les procédures administratives, elle est donc aujourd’hui contestée devant le tribunal compétent.

L’acharnement chicanier mis par le ci-devant citoyen Burri à me chercher noise ne serait-il qu’une manœuvre pour tenter de me diffamer – voire de me calomnier – dans le but de gagner un avantage dans la procédure que j’ai engagée contre lui et le bureau du Conseil municipal ? C’est plausible. Mais quelle qu’en soit la vraie raison, cela ressemble à s’y méprendre à du harcèlement.

manigances maladroites

Il ne fauBenny_Hill_9007.jpgt pas oublier que le sieur Burri aura tout fait dans le passé pour atteindre le poste qu’il occupe enfin aujourd’hui. Lui et le PLR ont en effet tenté de court-circuiter le « tournus » de présidence négocié à l’amiable entre tous les partis du municipal à chaque début de législature. Ses manigances un peu grossières et très maladroites ont échoué précédemment contre Olivier Baud (EàG) puis contre Carlos Medeiros (MCG). La grosseur des ficelles employées n’ayant rien à envier à la mesquinerie des procédés employés.

quand le sage montre du doigt la lune, l’imbécile regarde… le doigt !

Maintenant qu’il est arrivé à ses fins, Monsieur Burri devrait mesurer les responsabilités qui sont désormais les siennes au lieu de ridiculiser sa fonction et l’ensemble du Conseil municipal en se perdant dans des rodomontades infantiles.

Pierre Gauthier

le texte de mon intervention de mercredi

« Nous vivons une époque formidable ! La mouvance solidaritéS tente aujourd’hui de nous donner des leçons d’histoire et de démocratie… Bravo ! Mais, c’est un peu l’hôpital qui se moque de la charité !

Je cite un des communiqués de presse publié en catimini cet été par cette mouvance à la suite du coup d’état manqué en Turquie :

«  La mobilisation populaire massive en grande majorité des partisans de l’AKP (le parti islamiste d’Erdogan) a eu raison de l’armée… Résister au coup d’état était absolument indispensable pour la défense des droits démocratiques… »

Ma question est simple :

Les plus de 60'000 personnes incarcérées par le dictateur Erdogan et la répression armée qu’il mène contre les populations civiles kurdes sont-elles « indispensables pour la défense des droits démocratiques » comme le prétend cyniquement la mouvance solidarités ?

En ce cas, je propose d’apposer sur la porte du local de solidarités rue des Gares un message disant l’adhésion de cette mouvance et le soutien qu’elle apporte à la politique inadmissible et scandaleuse du régime dictatorial en Turquie. »

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