28/04/2017

la droite a eu raison

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En coupant à la hache en cette fin avril dans le budget culturel, social et sportif de la Ville de Genève, une évidence s’impose : la droite a eu raison... de nous montrer sa véritable nature.

 

 

 

à quoi ça sert?

À quoi sert la culture ? À rendre les gens plus intelligents, plus ouverts, plus critiques, moins malléables. Pour parler simplement, la culture nous rend libres et capables de résister aux idées toutes faites et aux idéologies simplistes.

La culture, c’est le domaine de la liberté.

À quoi sert le social ? À permettre à celui qui trébuche de ne pas rester au bord du chemin, à combler les différences entre celui qui a beaucoup et celui qui a peu Pour parler simplement, le social permet d’équilibrer les inégalités de naissance, de milieu ou de nature.

Le social, c’est le domaine de l’égalité.

À quoi sert le sport ? À apprivoiser nos ressources physiques et mentales, à accepter des règles simples, à comprendre le sens de l’effort et la joie de la réussite. Pour parler simplement le sport nous rend fraternels, respectueux de nous-mêmes et de l’adversaire et conscient de nos propres limites.

Le sport, c’est l’école de la fraternité.

logique, idéologie et méthode

Alors oui, la droite a une logique, elle a une idéologie et elle a une méthode. La logique c’est celle de la recherche incessante de l’accroissement sans limite du profit des possédants par l’exploitation des autres. La logique c’est la soumission de la masse à la dictature d’une prétendue élite. L’idéologie c’est celle de l’individualisme, celle de la loi de la jungle rebaptisée pour l’occasion « loi du marché », c’est l’adoration de la tradition et de la hiérarchie. La méthode c’est celle de la destruction de tout ce qui pourrait entraver l’enrichissement d’une minorité, c’est la lutte sans merci de tous contre tous et c’est l’accaparement des richesses collectives par une classe dominante

dogmatisme mortifère

Oui, dans la prison étroite de son dogmatisme mortifère, la droite a raison.

Il est logique qu’elle n’aime pas la culture car la droite, qui se prétend libérale, n’aime pas la liberté.

Il est logique qu’elle n’aime pas le social car la droite, qui se prétend humaniste, n’aime pas l’égalité.

Il est logique qu’elle n’aime pas le sport car la droite, qui ne conçoit le monde qu’au travers du prisme de la guerre de tous contre tous, n’aime pas la fraternité.

 

Un lendemain de débat budgétaire municipal

Pierre Gauthier

18:00 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (2)

27/04/2017

crapaud-buffle et moutons bruns

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Il était une fois un crapaud-buffle qui se faisait si gros en gonflant d’air son abdomen et dont le coassement était si désagréable que tous les animaux qui croisaient son chemin finirent par croire qu’il était très dangereux.

Après que le batracien eut coassé et coassé encore et gonflé et regonflé son ventre, lassés de cette cacophonie et de ce spectacle effrayant, les autres animaux décidèrent de s’en débarrasser. Ils l’envoyèrent donc siéger dans le Grand Conseil de l’arrière-cour où il pouvait faire son vacarme sans trop déranger le reste de la faune.

Tout aurait pu s’arrêter là mais le crapaud-buffle était jaloux de ses collègues. Il souffrait d’avoir une peau sèche et pustuleuse alors que certains de ses collègues animaux du Grand Conseil étaient élégants et avaient un chant suave et mélodieux. N’ayant ni le ramage ni le plumage de ceux-là, il ne cessait de tous les effrayer par son aspect repoussant et par sa manie de se gonfler et de coasser à tout instant.

un bélier fort en gueule

Lors du renouvellement du Grand Conseil de l’arrière-cour, chambardement... un grand troupeau de moutons bruns fit son entrée dans le cénacle. Menés par un bélier fort en gueule et à l’odeur tenace, le troupeau se tenait peureusement éloigné du crapaud. Mais un jour, le bélier, lassé de mener un troupeau aussi stupide, décida d’aller paître ailleurs. Et le bélier, accompagné de son petit roquet, abandonna d’un coup les moutons bruns.

Quelle aubaine pour le crapaud! Se gonflant de plus belle et coassant de plus en plus fort, le crapaud-buffle et ses petits réussirent à apprivoiser les moutons sans bélier et peu à peu firent régner leur loi sur le cénacle. Les moutons bêlaient encore mais, tout doucement. Les ânes brayaient aussi mais, discrètement. Les paresseux continuaient de dormir mais, sans ronfler… et les singes roses et verts singeaient, mais en silence, de peur de troubler le crapaud et de le mettre en colère.

moralité

Pendant ce temps-là, alors que le Grand Conseil de l’arrière-cour était tout absorbé à suivre les ordres et tous les désirs du crapaud, il s’en passait de belles au-dehors…

Les renards pillaient les poulaillers, les loups décimaient les troupeaux, les hyènes se disputaient les charognes, les rats vidaient les greniers, les coucous s’appropriaient les nids et tous les autres animaux mouraient de faim.

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Moralité : si vous croisez un crapaud-buffle, tuez-le ! Tannez sa peau et faites-en un ballon de foot !

Au moins il sera utile à quelque chose.

 

PS Toute ressemblance avec des personnages réels n’est pas fortuite…

15:54 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0)