07/01/2018

Ethique en toc...

Islamisme, finies la complaisance et la collaboration ! 

La rubrique « l’invité » de la Tribune de Genève à récemment donné la parole à un professeur genevois s’offusquant d’une prétendue interdiction du burkini dans les piscines genevoises. Permettez-moi tout d’abord de trouver particulièrement piquant d’entendre cette personne faire la morale alors qu’elle a été convaincue de plagiat par l’université en 2001[1]… Mais, les théologiens genevois lui ayant accordé le droit à l’oubli, passons…

Adepte du « j’l’ai pas lu, j’l’ai pas vu mais, j’en ai entendu causer », ce professeur n’a visiblement pas compris le sens du débat du Conseil municipal qui avait pour seul et unique objet de refuser un nouveau règlement des piscines municipales proposé par le Conseiller administratif. Le Conseil a donc décidé de revenir au règlement antérieur en vigueur dans les piscines municipales genevoises. Cet ancien règlement, valable depuis des années, n’a fait l’objet d’aucune plainte ou récrimination.

Face à l’éthique étique, faire œuvre de pédagogie et surtout de patience...

Sans discrimination ni privilège

Premièrement, l’autorité politique se doit de tout mettre en œuvre pour maintenir la paix civile entre ses administrés qui doivent être traités sans discriminations et sans privilèges. Ainsi, réglementer l’usage des installations sportives de la Ville de Genève afin d’éviter l’émergence de tensions entre usagers répond à cet impératif. Par ailleurs, n’en déplaise à notre éthicien d’occasion, une piscine n’est pas un lieu de culte, des manifestations cultuelles quelles qu’elles soient ne peuvent y être admises. Qu’un prêtre ne puisse dire la messe ou se baigner en soutane ou qu’un Sikh doive retirer son Kirpan (poignard rituel) avant d’entrer dans un bassin de natation municipal n’a rien de liberticide, bien au contraire.

Burkini, étendard sexiste, obscurantiste et misogyne de l'islam politique

Deuxièmement, il ne sert à rien de faire de l’angélisme sous le couvert d’un juridisme spécieux comme le fait ce professeur. Il est, de plus, bien mal inspiré d’arguer des droits de l’Homme en ces jours douloureux de commémoration des attentats islamistes qui ont ensanglanté notre voisine, la France.

Le voile islamiste et ses avatars burqâ, hidjab, niqab, burkini, etc. est un étendard, un emblème et un symbole brandi par les idéologues de l’islam politique et par les tenants d'une lecture littéraliste des textes coraniques. Cette idéologie violente, "régressiste", intégriste, homophobe, antisémite, sexiste, misogyne, antirépublicaine, communautariste, obscurantiste, discriminatoire et liberticide est à la base des mouvements terroristes (Al Qaeda, Daesh, Frères musulmans, etc.) dont les premières et les plus nombreuses victimes sont - il faut le rappeler sans cesse - musulmanes. Refuser de voir cette évidence, comme le font, consciemment ou non, les complices de l’islam politique est au mieux une forme d’aveuglement, au pire, une forme de collaboration avec ce fascisme de la pire espèce. Ainsi, interdire le port ostentatoire d’un étendard justifiant le terrorisme - comme l’est entre autres le burkini - est une mesure de prophylaxie politique indispensable au maintien de l’ordre public et à la sauvegarde des droits fondamentaux des femmes. On ne peut lutter contre l'esclavage en autorisant la servitude, fût-elle volontaire.

Pas de collaboration avec l'hydre islamiste

Troisièmement, il est indispensable de rappeler aux chantres de la collaboration avec l’hydre islamiste que seules les femmes sont l’objet de cette dictature vestimentaire et comportementale et que ces accoutrements poursuivent deux objectifs distincts mais inséparables. Primo banaliser publiquement la prétendue infériorité de la femme par rapport aux hommes. Secundo, une fois la banalisation admise, forcer toutes les autres femmes à être réduites au rang de personnes mineures dont le corps n’est qu’un objet sexuel qu’il importe de cacher honteusement. Ainsi réduites en esclavage, le femmes qui ne se soumettraient pas seraient alors légitimement violées par leurs mentors. Drôle d’éthique non ?

Munichois contemporains

Le jour où, seuls les hommes seront obligés par les femmes de cacher leur corps, je me réjouis de lire la réaction de ce professeur et de tous ces complices du nouveau fascisme islamiste. Ces « Munichois » contemporains ne manqueront pas de crier au scandale liberticide…

En attendant, pour conclure en paraphrasant l’éthicien à l’éthique étique, je le proclame haut et fort : "islamisme, c’en est fini de la complaisance et de la collaboration !"

 

[1] https://www.lecourrier.ch/un_cas_de_plagiat_met_le_feu_a_...

https://www.letemps.ch/societe/2001/12/06/faculte-theolog...

https://www.lecourrier.ch/la_fac_de_theologie_tire_un_tra...

 

l'illustration est tirée du site Babelio: https://www.babelio.com/liste/845/Ne-rien-voir-ne-rien-entendre-ne-rien-dire-cest-p

 

Commentaires

EXCELLENTISSIME TEXTE

Vous auriez pu ajouter que le voile, comme le niqab, la burqa et le burkini sont un double marquage de la femme. Ils correspondent simultanément à l'étoile jaune imposée aux juifs dans les pays sous domination allemande (1939-1945) et à la croix gammée des sympathisants du nazisme.

Écrit par : G. Vuilliomenet | 07/01/2018

Merci pour ce texte clair, précis et courageux.

Écrit par : Maendly Norbert | 07/01/2018

Magnifique, bravo, bravissimo!

Écrit par : Mireille Vallette | 07/01/2018

MDR MDRRRRR CI QUOI ca!?

"que le voile, comme le niqab, la burqa et le burkini sont un double marquage de la femme. Ils correspondent simultanément à l'étoile jaune imposée aux juifs dans les pays sous domination allemande (1939-1945)"

Heu.... G.Vuillomenet! Sauf qu'elles ne vont pas se faire gazer...... Or, vu la monter de l'antisémitisme des années 30, le J sur l'étoile jaune semble refaire surface!

Écrit par : Patoucha | 07/01/2018

Les partisans du voile ne cessent de nous dire qu'il ne s'agit que "d'un bout de tissu", d'un accessoire de mode et du libre choix des femmes de s'habiller comme elles veulent.

Par ailleurs, lorsqu'on interdit le voile/hidjab/niqab au travail, il s'agirait d'une question de discrimination religieuse.

Alors il faudrait trancher: question de mode ou question religieuse? C'est l'un ou l'autre, mais pas les deux.

Essayez donc d'aller au travail ou à la piscine avec un paréo..... On vous demandera de l'enlever. Essayez alors de porter plainte pour discrimination et racisme.

Personne ne va au travail en short et en tongs (à moins de vendre des glaces au bord du lac) et personne ne va à la piscine en costume cravate, d'ailleurs, c'est interdit (discrimination???) . La bonne nouvelle, c'est que ¾ des Suisses rejettent la burqa et la dissimulation du visage dans l'espace public. Cette interdiction est d'ailleurs déjà en vigueur en France.

Écrit par : Arnica | 08/01/2018

D'accord avec vous.

Écrit par : Mère-Grand | 08/01/2018

Apparemment patoucha a des problèmes de compréhension!

Je ne comprends pas ce commentaire. Pourriez-vous expliquer?
Merci. Pierre Gauthier

Écrit par : G. Vuilliomenet | 08/01/2018

Bonjour Cher Monsieur,

Question à propos du PL 17166 d'application du principe de laïcité auquel vous avez participé

Pouvez-vous nous expliquer les raisons - et ce qu'il en sera pour 2018,

de la mise au rancard de ce PL depuis 2014 ou 2015 (corrigez-moi si tout cela n'a aucun sens), soit du suspens depuis tout ce temps, de l'obligation du vote

de la loi d'application de ce grand Principe de Laïcité prévu par la mouture 2013 de notre Constitution de la République & Canton de Genève?

Avec mes voeux sincères pour une année 2018 meilleure..

Ma réponse à votre commentaire:
Le PL sur la laïcité est à l'étude depuis deux ans dans la commission des droits de l'homme du Grand Conseil genevois. Ce jeudi 11 janvier, a eu lieu le troisième et dernier débat. Je n'ai hélas pas pu participer à toute la séance de commission car j'ai été retenu par des obligations imprévues mais impératives...
Ainsi, après rédaction et inscription des rapports à l'ordre du jour, ces projets seront débattus en séance plénière dans les semaines à venir.
Sur un autre plan, je trouverais plus correct de votre part de ne pas m'écrire sous pseudonyme.

Écrit par : divergente | 08/01/2018

Juste pour signaler, dans le ton de ce billet : en Une de 24 heures d'aujourd'hui, un édito du cultureux habituel, à propos de Billag et des vertus de la RTS, et des méfaits de ces initiatives populaires : "De l'initiative sur les minarets, anecdotique si ce n'est ridicule..."
Tu parles, Charles. Si elle n'était pas passée, la Suisse serait couverte de minarets hurlant leurs appels à la prière jour et nuit (eh oui, il y a des gens qui meurent la nuit, et dans ce cas...Allahou Akhbar pour tout le monde).

Écrit par : Géo | 08/01/2018

La défense par M. Dermange du burkini et en général de l'islam tel qu'il existe est en totale contradiction avec l'image qu'il veut donner du "guide vers un islam éclairé".
Par ailleurs, existe-t-il UN universitaire qui ne soit pas pour la burqa, pour le burkini, pour le voile à l'école etc. ? Peut-être croupissent-ils dans des geôles aux sous-sols du Centre islam de Fribourg? C'est tout de même très étonnant cette unanimité des universitaires en faveur de l'islam politique.

Écrit par : Laurence | 08/01/2018

J'ai eu du plaisir à lire votre billet.
Oui, il faut défendre la qualité de l'air politique dans l'espace public, sans quoi on suffoquera dans la densité croissante des malentendus qui génèrent des conflits. Les religions, lorsqu'elles réclament de pouvoir s'afficher avec insolence, elles attentent à l'intégrité de la personne, à la paix de l'autre en son âme et à ses libertés.

Ce repassage pédagogique (ci-contre et que j'ai beaucoup aimé aussi) complète le point de vue de Pierre Gauthier, du moins il explicite une série de notions et souligne leurs distinctions indispensables à faire.

Merci Pierre Gauthier de prendre la peine de défendre notre espace public et notre arène politique qui n'a pas vocation à arbitrer ou à tolérer quelque religion quelle soit.

Bon courage et bonne continuation.

https://www.les-crises.fr/russeurope-en-exil-la-laicite-et-les-variations-des-ministres-et-de-notre-president-par-jacques-sapir/

Écrit par : Beatrix | 13/01/2018

Réponse à la question de Laurence : "Existe-t-il UN universitaire qui ne soit pas pour la burqa, pour le burkini, pour le voile à l'école etc. ?". D'après George Orwell, ce sont généralement les gens ordinaires qui luttent contre l'oppression et non les intellectuels, lesquels sont souvent fascinés par le totalitarisme. De même que beaucoup d'intellectuels ont soutenu le nazisme et encore plus le communisme (Heidegger s'est enthousiasmé initialement pour Hitler, Sartre nous disait que "tout anti-communiste est un chien"), ils sont aujourd'hui adeptes d'une autre religion politique totalitaire, celle des "droits de l'homme". Cette dernière, au nom du principe de non-discrimination, ne fait pas que permettre à l'islamisme, autre totalitarisme de notre temps, d'étendre chaque jour davantage son empreinte sur notre société. Elle oeuvre également à la diminution des libertés publiques en ostracisant et privant de parole ceux qui osent la critiquer.

Écrit par : Patrice Andrieux | 17/01/2018

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