13/12/2015

Protégez-moi de mes amis...

Une remarque comme ça, rapide, en passant. Une pensée entre deux sessions budgétaires du Conseil municipal de la Ville de Genève. Un constat dû au désarroi affiché par le Conseiller administratif Sami Kanaan, incrédule victime des attaques meurtrières d'une droite recomposée... Une pensée pour cette phrase que l'on prononce souvent sans savoir d'ailleurs qui l'a vraiment prononcée et dans quelles circonstances... 

"Protégez-moi de mes amis, mes ennemis je m'en charge..."

9782226013675.jpg

Après s'être courbé servilement devant ses "amis", des grands bourgeois fats et nantis qui veulent s'approprier le Musée d'Art et d'Histoire qu'ils considèrent comme leur appartenant.

Après avoir encensé urbi et orbi son "ami" le vrai-faux mécène dont la fortune s'est construite au cœur des régimes africains les plus violents et les plus corrompus. Un aventurier talentueux et carnassier enrichi par l'appropriation de terres agricoles qui nourrissaient hier des milliers de paysans aujourd'hui spoliés et réduits à la famine.

Après avoir plastronné de cocktails en conférences, entouré de ses "amis" de la droite bling-bling et de l'extrême-droite inculte afin d'abuser la population par une communication faite d’esbroufe mensongère.

Après avoir cédé à l'insistance de ses "amis" pour tenter de faire croire que les 140 millions engloutis dans le saccage du plus beau joyau architectural de la Ville de Genève, l’œuvre de Marc Camoletti, sont indispensables à la sauvegarde du bâtiment...

Après avoir menti... après s'être compromis avec la droite et l'extrême-droite... après avoir refusé obstinément de se rendre à l'évidence que le Musée d'Art et d'Histoire ne sera jamais vendu à des vandales, à des m'as-tu-vu et à des iconoclastes... 

Après avoir donné à ses "amis" tous les gages de sa servilité, tous les gages du reniement de ses "valeurs de gauche"...

Après tant de courbettes, tant de soumission, tant de léchage de bottes...

Après... après... voici que Monsieur Kanaan est poignardé dans le dos. Le voici trahi par ceux-là mêmes dont il croyait naïvement que ses bassesses avaient acheté la protection...

Voici que ses nouveaux maîtres lui coupent son budget culturel - emblème de son micro pouvoir - et lui infligent un camouflet public, sonore et douloureux.

Ah que la servilité est maudite! Ah que la trahison est amère...

Réveillez-vous Monsieur le Conseiller administratif et retrouvez vos esprits! Vos "amis" n'en sont pas. Ils vous ont utilisé, ils vous ont trahi, ils vous ont humilié... Avec vous, ils ont humilié toute ce que Genève compte d'artistes, de créateurs et d'acteurs culturels. Plus que votre département, plus que votre budget, c'est toute la culture genevoise qu'ils ont amputé.

Vos "amis" PS, PDC, PLR et MCG n'en sont pas... Ils vous ont flatté, manipulé, roulé dans la farine et maintenant ils vous laissent tomber car ils n'ont plus besoin de vous.

"Monsieur, apprenez que tout flatteur vit au dépens de celui qui l'écoute: cette leçon vaut bien un fromage sans doute." (Jean de La Fontaine)

À Genève, un dimanche soir de décembre 2015

22:18 Publié dans Genève, Humeur | Lien permanent | Commentaires (0)

10/12/2013

"C'est à ça qu'on les reconnaît." (Audiard - les Tontons flingueurs)

codebarre.jpg

Organiser la prestation de serment du nouveau gouvernement genevois dans une cathédrale est une insulte gravissime envers celles et ceux qui refusent de se voir étiquetés et, finalement, emprisonnés dans une catégorie convictionnelle quelconque.


Une insulte à la liberté absolue de conscience. Une marque de mépris. Un acte d'exclusion d'une rare violence et d'un cynisme abyssal.

Lire la suite

11/01/2013

Communiqué de presse – Ensemble à Gauche

Ville de Genève : la police municipale de proximité en danger

 

Genève, 11 janvier 2013 - Le groupe municipal Ensemble à Gauche a pris connaissance des déclarations du Conseiller administratif nouvellement élu, Monsieur Guillaume Barazzone. Ces déclarations mettent en danger l’avenir de la police municipale de proximité dont notre groupe veut augmenter les effectifs. Dans un article publié dans la presse locale, Monsieur Barazzone qualifie en effet de « bâclé » le travail effectué depuis plus de deux années par la Commission municipale de la sécurité du domaine public de l’informatique et de la communication (CSDOMIC) et visant à donner un cadre règlementaire et légal à la police municipale genevoise. Ses propos s’appuient sur un « avis de droit » qu’il a commandé dans la précipitation et qui a été rédigé à la hâte, la veille de la fête de Noël, dans un style approximatif et confus.

Deux ans de travaux

 

Il faut rappeler que c’est à l’issue de deux années d’un travail parlementaire municipal initié par le groupe Ensemble à Gauche que le Conseil administratif genevois – en accord avec la CSDOMIC - a demandé à Me Bernard Ziegler de rédiger un règlement destiné à donner un cadre légal à la police municipale de proximité dont les activités ne sont aujourd’hui régies par aucun texte.

 

Il nous semble donc particulièrement surprenant, qu’à peine élu, un Conseiller administratif mette ainsi en doute le contenu d’un règlement rédigé par un ancien Conseiller d’Etat responsable du Département de justice et police et juriste internationalement reconnu, Me Bernard Ziegler.

 

Une manœuvre politicienne et dilatoire

 

Le groupe Ensemble à Gauche dénonce avec vigueur la manœuvre politicienne et dilatoire du Conseiller administratif Monsieur Guillaume Barazzone. Ensemble à Gauche constate une fois encore le dogmatisme de la droite qui ne veut pas donner un cadre légal indispensable à la police de proximité et qui refuse de promouvoir le travail pourtant nécessaire de prévention et de protection des liens sociaux dans les quartiers que seule une police de proximité peut accomplir.

 

En effet, le Conseil administratif a défini des priorités pour définir l’action de la police municipale dans la Cité. Ces priorités visent notamment.

 

·    à rendre les policiers municipaux visibles dans la rue par chaque habitant au moins une fois par jour ;

·    à réprimer les actes délictueux ;

 

·    à lutter contre les nuisances sonores des établissements publics ;

 

·    et à réprimer la vente d’alcool fort hors des heures légales.

 

La rupture de collégialité de Monsieur Barazzone démontre qu’il souhaite à terme la disparition de la police municipale afin de la noyer dans un corps cantonal plus important entièrement voué à la répression.

 

Garantir la sécurité de toutes et de tous

 

Ensemble à Gauche invite donc les habitantes et les habitants de la Ville de Genève à ne pas se laisser abuser par de telles déclarations qui méprisent les besoins évidents de sécurité dans de nombreux quartiers.

 

Notre groupe continuera, sans relâche, à œuvrer pour donner un cadre règlementaire, légal et des priorités solides à une police municipale de proximité plus que jamais indispensable pour garantir la sécurité de toutes et de tous.

 

 

Pour Ensemble à Gauche, Pierre Gauthier, chef de groupe

 

18:50 Publié dans Genève, Humeur | Lien permanent | Commentaires (1)