08/09/2015

Droite élargie... étroitesse d'esprit!

 

L’étude et l’adoption du budget annuel sont les actes les plus importants accomplis par les Conseils municipaux de notre République et canton de Genève. Ils sont tellement importants que, en poussant la logique à l’extrême, ils pourraient être les seuls et uniques actes des parlements communaux délibératifs genevois.

 

quarteron hétéroclite

Formée d’une alliance allant du centre droit qui se prétend « chrétien social » à l’extrême droite ouvertement xénophobe, une « nouvelle droite » municipale s’est constituée. Ce quarteron hétéroclite est formé du PDC, du PLR, de l’UDC et du MCG. Des partis dont les programmes semblent pourtant incompatibles les uns avec les autres. Cette majorité d’occasion a, hier lundi 7 septembre 2015, renié le mandat qu’elle a reçu des électrices et des électeurs et a refusé d’accomplir sa mission première. Appliqués à fuir leurs responsabilités politiques, les élues et les élus de cette « droite élargie » semblent avoir l’ambition démesurée mais l’esprit fort étroit.

 

9782226013675.jpg

renégats

En effet, si le Conseil administratif de la Ville de Genève a joué sa partition en présentant son projet de budget, la "droite élargie" a refusé de jouer la sienne. C’est pourtant aux Conseils municipaux d’étudier la proposition en commission ce que la droite élargie a refusé de faire. C’est pourtant aux Conseils municipaux d’amender, d’améliorer, d’affiner, de raboter ici ou d’augmenter là afin d’arriver, en fin de parcours, à adopter un budget conforme aux attentes de la population et aux contraintes financières imposées par les rentrées fiscales.

 

mandat républicain

En reniant son mandat républicain, en refusant d'étudier le projet de budget de la Ville de Genève, la "droite élargie" a fait une lourde faute politique. Elle a montré son incapacité à travailler pour le bien public. Elle a montré le mépris dans lequel elle tient les électrices et les électeurs. Elle n’a fait que se complaire dans une posture arrogante nuisible aux intérêts de la population. Elle a confondu ses rodomontades de campagne électorale avec la confrontation aux réalités. Des belles promesses de campagne, il ne reste aujourd’hui plus rien… Sans budget, pas de nouvelles places de crèche, pas de construction de nouveaux logements, pas d’entretien des routes, pas d’amélioration de la sécurité ou de la propreté, pas de nouvelles écoles, pas de nouvelles installations sportives…

DSC08174.JPG

 

la morale de la fable

Des élections nationales se profilent. Alors amies et amis genevois, réfléchissez bien avant de mettre votre bulletin dans l’urne. Et souvenez-vous de la morale de la célèbre fable de la Fontaine… « Tout flatteur vit au dépens de celui qui l’écoute. » La leçon vaut-elle un budget ? J’en doute.

 

Pierre Gauthier

 

21/05/2015

19-20 mai 2015 au sujet du Musée d'Art et d'Hitoire

 

 

index.jpg

À voir l’émoi justifié entrainé par le risque de destruction des vestiges de la cité de Palmyre, je me dis qu’il existe encore des personnes qui comprennent que l’on ne peut pas construire l’avenir sans respecter et sans apprendre à respecter notre passé.

On s’apprête à détruire - ou du moins à défigurer - l’un des chefs d’œuvre architecturaux qu’est le bâtiment du Musée d’Art et d’histoire dû à l’architecte Marc Camoletti. Devant ce projet destructeur, je me dis que la mentalité des iconoclastes n’est pas près de disparaître, et je le regrette amèrement.

 

 

 

 

Lire la suite

21/04/2015

34.7 le lendemain matin...

Ce surlendemain d'élection municipale, une pensée pour les 65% d'abstentionnistes...

DSC00044.JPG
Bien sûr, je remercie les électrices et les électeurs qui m'ont apporté leurs suffrages... bien sûr, je suis très conscient des responsabilités que cela implique... bien sûr, les 5 ans qui viennent ne seront pas une partie de plaisir car il faudra nous battre sur tous les fronts face aux attaques incessantes d'une droite toujours plus arrogante... bien sûr... mais... 65% d'abstentionnistes... quand même.





Sont-ils à ce point certains de leurs acquis qu'il ne jugent pas nécessaire de les défendre?
Sont-ils - a contrario - tellement certains que leur précarité ne s'améliorera pas?
Sont-ils séduits par le discours récurrent des stratèges de la démagogie vociférante et inactive qu'ils sont trop abasourdis pour vouloir exprimer leur opinion?
Sont-ils à ce point confiants que leurs prébendes et leurs privilèges seront préservés qu'ils ne condescendent même pas à se mélanger à la populace?
Sont-elles? ... Sont-ils? ...


Et nous, les élues et les élus? Et moi?


Pourquoi donc, malgré ce désintérêt, inexplicable mais bien réel, allons-nous et vais-je continuer à m'investir pour ce que je crois être le bien commun?
C'est la question que nous nous posions lors de ce repas de midi avec ma compagne...
Sans doute parce que même 35% de démocratie valent mieux que 100% de dictature... Sans doute...